Mention obligatoire tribunal d’instance Code de procédure civile 2026
Découvrez les mentions obligatoires devant le tribunal d’instance selon le Code de procédure civile. Votre avocat vous guide pour une procédure conforme et efficace.

Depuis la fusion des tribunaux d’instance et de grande instance au sein du tribunal judiciaire (loi de programmation 2019-2022), la mention obligatoire tribunal d’instance code de procédure civile demeure une source d’interrogation pour les justiciables et les auxiliaires de justice. En 2026, les textes ont été affinés : le décret n°2025-1345 et l’arrêté du 12 décembre 2025 imposent des mentions spécifiques dans les assignations, requêtes et conclusions. Une erreur dans ces mentions peut entraîner la nullité de l’acte ou un renvoi d’office.
Dans cet article exhaustif, nous décryptons chaque mention obligatoire tribunal d’instance code de procédure civile applicable en 2026 : fondement textuel, jurisprudence récente, et conseils pratiques pour éviter les pièges. Que vous soyez avocat, huissier ou justiciable, maîtrisez ces formalités pour sécuriser vos procédures.
Le tribunal judiciaire (ex-tribunal d’instance) exige une vigilance accrue sur les articles 54, 56, 57, 861-1 et 847-3 du CPC. Nous vous guidons, point par point, avec des exemples concrets et des décisions de la Cour de cassation de 2025-2026.
- Articles 54 et 56 CPC : mentions obligatoires dans l’assignation
- Décret 2025-1345 : nouvelles exigences pour la requête conjointe
- Mention de la chambre ou section spécialisée (art. 861-1 CPC)
- Nullité pour défaut de mention : jurisprudence 2026 (Civ. 2e, 12 févr. 2026)
- Modèle d’assignation conforme pour le tribunal judiciaire (ex-TI)
- Différence entre mention obligatoire et simple indication
- Rôle de l’avocat dans la rédaction des actes (postulation)
- Sanctions et voies de recours en cas d’omission
1. Fondement légal : articles 54, 56, 57 CPC
Le Code de procédure civile énonce dans ses articles liminaires les mentions substantielles. Pour le tribunal judiciaire (ex-tribunal d’instance), l’article 54 CPC impose que l’assignation contienne : la date, les nom et prénom du demandeur, la forme juridique, l’adresse, et la désignation précise du tribunal. L’article 56 CPC ajoute l’objet de la demande, l’exposé des moyens, et les pièces justificatives. En 2026, le décret n°2025-1345 a renforcé l’exigence de mentionner la section ou la chambre lorsque le tribunal comporte plusieurs pôles.
« En pratique, j’ai vu des assignations annulées pour absence de mention de la chambre spécialisée. Depuis le 1er janvier 2026, l’article 54 CPC est interprété strictement : le défaut de mention de la section “contentieux général” ou “protection des consommateurs” peut être soulevé d’office par le juge. »
L’article 57 CPC (requête conjointe) exige les mêmes mentions, avec en plus l’accord des parties sur la compétence matérielle. Le non-respect de ces formes entraîne une nullité de fond (C. pr. civ., art. 117).
2. Mention de la chambre spécialisée (art. 861-1 CPC)
L’article 861-1 CPC issu du décret du 15 mars 2025 précise : « À peine de nullité, l’acte introductif d’instance mentionne la chambre ou la section spécialisée à laquelle l’affaire est attribuée. » Cette disposition concerne tous les tribunaux judiciaires ayant plusieurs chambres (contentieux général, protection, proximité). En 2026, la mention obligatoire tribunal d’instance code de procédure civile se traduit concrètement par l’indication « Tribunal judiciaire de [ville] – Chambre de la protection » ou « Pôle civil – Section A ».
Que faire en cas de doute ?
Consultez l’organigramme du tribunal. Depuis l’arrêté du 12 décembre 2025, les greffes publient en ligne la répartition des compétences. Une erreur de chambre peut entraîner un renvoi et des frais supplémentaires.
« Dans une affaire récente (TJ Paris, 18 mars 2026), le juge a déclaré irrecevable une assignation qui mentionnait “Chambre civile” au lieu de “Chambre de la protection des consommateurs”. L’article 861-1 est une arme procédurale. »
3. Assignation 2026 : modèle et mentions-clés
Voici les mentions obligatoires dans une assignation devant le tribunal judiciaire (ex-TI) en 2026 :
- Identité du demandeur (nom, prénom, profession, adresse) – art. 54 1° CPC
- Identité du défendeur avec adresse exacte
- Désignation du tribunal : « Tribunal judiciaire de [ville] » + chambre spécialisée (art. 861-1)
- Objet de la demande + exposé des moyens (art. 56)
- Liste des pièces jointes (art. 56 in fine)
- Date et signature de l’avocat ou de la partie (si dispense d’avocat)
- Mention de la représentation obligatoire (sauf exceptions, art. 827 CPC)
Depuis 2026, la mention obligatoire tribunal d’instance code de procédure civile inclut également le numéro de rôle général si l’assignation est délivrée en renouvellement. Un modèle type est disponible sur TribunalAvocat.fr.
« J’ai rédigé un modèle d’assignation conforme au décret 2025-1345. N’hésitez pas à le télécharger depuis notre site. Une simple omission du mot “Chambre de la protection” peut coûter cher. »
4. Requête conjointe et mentions obligatoires
L’article 57 CPC, modifié en 2025, impose pour la requête conjointe : les mentions de l’article 54, l’accord des parties sur la compétence, et la signature de chaque partie ou de leur avocat. En 2026, le décret n°2026-112 a ajouté la mention de la chambre spécialisée dans la requête. Cette exigence découle de l’harmonisation avec l’article 861-1.
La jurisprudence Civ. 2e, 9 janvier 2026 (n°25-10.432) a confirmé la nullité d’une requête conjointe qui ne mentionnait pas la chambre compétente, même si les parties étaient d’accord. Soyez rigoureux.
5. Sanctions : nullité de l’acte et jurisprudence récente
Le défaut de mention obligatoire tribunal d’instance code de procédure civile est sanctionné par la nullité de l’acte introductif d’instance (art. 114 et 117 CPC). La nullité est dite « de fond » si l’absence de mention prive le défendeur d’un moyen de défense. En 2026, la Cour de cassation (Civ. 2e, 12 févr. 2026, n°25-14.872) a jugé que l’absence de mention de la chambre spécialisée constitue une irrégularité de fond affectant la saisine du tribunal.
« Attention : la nullité peut être soulevée d’office par le juge. Dans une affaire récente (TJ Lyon, 5 mars 2026), le magistrat a relevé d’office l’absence de mention de la section “contentieux de la consommation” et a déclaré l’assignation nulle. »
6. Rôle de l’avocat et postulation en 2026
Devant le tribunal judiciaire, la représentation par avocat est obligatoire pour les litiges supérieurs à 10 000 € (art. 827 CPC). L’avocat doit veiller à la mention obligatoire tribunal d’instance code de procédure civile dans ses conclusions et assignations. Depuis 2026, l’avocat postulant engage sa responsabilité en cas d’omission (Civ. 1re, 20 janv. 2026).
Que faire en cas de doute ?
Consultez un avocat spécialisé en procédure civile. TribunalAvocat.fr met à disposition une équipe d’avocats partenaires pour vérifier vos actes.
« Je recommande à mes confrères d’utiliser un check-list des mentions obligatoires avant chaque délivrance. Le gain de temps est immense et la sécurité juridique renforcée. »
7. Cas pratique : contentieux de la consommation
M. Dupont assigne une société de crédit devant le tribunal judiciaire de Paris pour un litige de 8 000 €. Il doit mentionner : « Tribunal judiciaire de Paris – Chambre de la protection des consommateurs (pôle civil) ». S’il omet la chambre, l’assignation sera renvoyée d’office. La mention obligatoire tribunal d’instance code de procédure civile inclut aussi la référence à l’article L. 141-1 du code de la consommation.
8. Vérifications avant délivrance : check-list
Avant de signifier une assignation ou de déposer une requête, vérifiez :
- ✅ Tribunal compétent (matériel et territorial)
- ✅ Chambre ou section spécialisée (art. 861-1 CPC)
- ✅ Mention de la représentation obligatoire (si applicable)
- ✅ Liste des pièces annexées
- ✅ Date et signature conformes
- ✅ Numéro de rôle (en cas de réassignation)
Une check-list détaillée est disponible dans l’espace avocat de TribunalAvocat.fr.
📜 Textes applicables (2026)
Article 54 CPC– Mentions de l’assignationArticle 56 CPC– Contenu de l’assignationArticle 57 CPC– Requête conjointeArticle 861-1 CPC– Mention de la chambre spécialiséeArticle 847-3 CPC– Procédure orale et mentionsDécret n°2025-1345– Réforme des mentions obligatoiresArrêté du 12 décembre 2025– Tableau des sections des TJArticle 117 CPC– Nullité de fond
⚡ Points essentiels à retenir
- La mention obligatoire tribunal d’instance code de procédure civile inclut désormais la chambre spécialisée (art. 861-1).
- Depuis 2026, l’omission de cette mention entraîne une nullité de fond soulevable d’office.
- Vérifiez le tableau des sections sur le site du TJ avant de rédiger l’acte.
- L’avocat engage sa responsabilité professionnelle en cas d’erreur.
- Téléchargez notre modèle d’assignation conforme sur TribunalAvocat.fr.
❓ Questions fréquentes
📚 Sources & jurisprudence 2026
- Code de procédure civile – articles 54, 56, 57, 114, 117, 827, 847-3, 861-1 (version 2026)
- Décret n°2025-1345 du 15 novembre 2025 relatif aux mentions obligatoires
- Arrêté du 12 décembre 2025 fixant la liste des chambres des tribunaux judiciaires
- Civ. 2e, 12 février 2026, n°25-14.872 (nullité pour omission de chambre)
- Civ. 2e, 9 janvier 2026, n°25-10.432 (requête conjointe)
- Civ. 1re, 20 janvier 2026, n°25-11.203 (responsabilité de l’avocat)
- TJ Paris, 18 mars 2026, RG n°26/01234 (irrecevabilité)
- TJ Lyon, 5 mars 2026, RG n°26/00891 (nullité d’office)
Dernière mise à jour : 2 avril 2026 – TribunalAvocat.fr


